Historique

La clique en quelques dates

1929 : Création de la société de gymnastique de la Garde Saint-Jean.

Début des années 30 : Création de la section musicale de la Garde Saint-Jean, la clique. Celle-ci est composée de trompettes, de caisses claires, de caisses basses et même de quatre trompettes thébaines.

1940 – 1945 : Durant 5 années, la clique cesse ses activités à cause de la guerre.

1954 : Après 25 années d’existence, la Garde Saint-Jean obtient de Sa Majesté le Roi Baudouin, le titre de ROYALE.

1960 : La clique est réduite à quelques tambours et connaît une période très difficile.

1965 : La section des trompettes est reformée.

1966 : La clique acquiert de nouveaux instruments et de nouvelles tenues. Elle participe alors à de nombreuses manifestations régionales et provinciales. La formation s’élargit peu à peu.

1972 : La clique crée son propre comité de gestion, indépendant de la société de gymnastique.

1975-1990 : La clique enchaîne les sorties à l’étranger et remporte même de nombreux concours.

1990-2009 : La clique s’essouffle et rencontre quelques difficultés. Certains craindront même la disparition du mouvement.

2010 : La clique renaît sous l’impulsion de quelques anciens et d’un tout nouveau comité composé de jeunes cliquards.

Depuis 2010 : Les nouvelles recrues, toujours accompagnées par de nombreux anciens, acquièrent petit à petit de l’expérience et ceci se ressent sur la qualité de la musique proposée. Plusieurs nouvelles compositions apparaissent également au répertoire. La clique demeure plus que jamais une fierté pour la population hervienne.

La clique d’hier à aujourd’hui

C’est en 1929 que quelques citoyens herviens fondent la société de gymnastique de la « Garde Saint-Jean » dans le but d’aider la jeunesse à obtenir un avenir meilleur.

Peu de temps après la création de la société et devant le succès et l’accueil que leur réservent les Herviens, les dirigeants instaurent une société de musique, et c’est sous la direction de Monsieur Jules Leruth, que le comité met en place une clique composée de trompettes, de caisses claires, de caisses basses et même de quatre trompettes thébaines.

La jeune société obtient de Monsieur Nettersheim, habitant rue Jardon, d’utiliser son atelier comme local, mais bien vite il faut déménager pour cause d’exiguïté et c’est chez Monsieur Pierre Chapelier, route de la Clef, qu’un hangar est mis à la disposition des membres.

Le dévouement et le dynamisme du directeur insufflent aux musiciens, dès le départ, une volonté de bien faire et c’est avec fierté que notre cité voit défiler dans ses rues une société de gymnastique entraînée par une clique impeccable par sa discipline, son maintien et ses costumes blancs immaculés.

Il n’est pas possible de citer tous les anciens fondateurs, mais parmi eux, pensons à Etienne Heusch, Léon Leruth, Joseph Belvaux, Jérôme Demonceau, Joseph et Albert Jacob, Joseph Lonneux qui lui-même sera responsable des tambours pendant une longue période. D’autres locaux seront mis à la disposition de la société entre 1933 et 1940, et on peut citer l’école des Frères, la cour de la laiterie, l’école des Sœurs, le Collège Marie-Thérèse, le Cercle Saint-Joseph …

Hélas, pendant 5 longues années, les tambours et les clairons vont se taire et nous retrouvons la clique en 1945 avec ce que la tourmente a bien voulu lui laisser comme instrument de musique. La clique sera alors dirigée successivement par Messieurs François Englebert, Jules Leruth, Jérôme Demonceau, Joseph Lonneux et Georges Beckers.

A l’occasion du 25ème anniversaire de la société de la Garde Saint-Jean, le président, Monsieur Jean Martin, obtient de Sa Majesté le Roi, le titre de ROYALE et une fête commémorative est organisée le 28 mai 1954 pour fêter cette distinction.

Après la disparition brutale de Georges Beckers en 1960, la clique, réduite à quelques tambours, est un moment désemparée jusqu’au jour où Léon Clerdain, le plus ancien des tambours, se voit du fait, désigné comme chef de clique.

C’est l’époque des 9 vieux tambours à peau d’âne et à cordes, de l’antique grosse caisse et des cymbales. L’année 1965 marquera un tournant important pour la Clique, car par la volonté de Monsieur Martin, il est décidé de reformer une équipe de trompettes, dont la préparation technique est confiée à Monsieur Somja de Thimister. Suite à cette décision, les effectifs atteignent bientôt la vingtaine.

En 1966, un fervent Hervien, admirateur de la jeunesse prometteuse de la Clique nouvelle, Monsieur Léon Simar, habitant rue du Marché, tient la gageure de trouver les fonds nécessaires pour l’achat d’instruments neufs. Il entreprend de visiter les responsables des sociétés locales ainsi que toute une série de bienfaiteurs, à la suite de quoi il peut offrir à la Clique dix tambours et dix clairons, tous flambant neuf. Ainsi, la Pentecôte 1966 est marquée par la sortie de la Clique avec son nouveau matériel, et qui étrenne également pour la circonstance, de nouvelles tenues blanches.

La Clique participe alors à de nombreuses manifestations tant herviennes que régionales ou provinciales. La formation s’élargit peu à peu et compte bientôt une trentaine de membres en 1971. Aux tambours et clairons de Monsieur Simar, sont venus s’ajouter de nouvelles trompettes et cinq magnifiques cors de chasse.

Devant le nombre toujours croissant d’activités musicales ou folkloriques, la société mère de la Royale Garde Saint-Jean autorise, en 1972, la Clique à former son propre comité de gestion, présidé par Monsieur Georges Labeye, bientôt suivi par Monsieur Jean Sougné, la direction restant assurée par Léon Clerdain.

La Clique, dont l’esprit d’équipe, la discipline et la tenue impeccable sont les atouts majeurs, décide de s’adjoindre les services d’un expert musical en la personne d’Emile Godard, diplômé de Conservatoire. Dès lors, les progrès se font à pas de géants et les Herviens sont émerveillés de voir évoluer la Clique lors de la Pentecôte 1973. Le répertoire est complètement remanié et c’est essentiellement à son chef de musique qu’elle le doit.

Les grandes sorties vont alors se succéder à un rythme effréné, telles que Anvers, Troie, Paris Saint-Denis, Wieze, Roubaix, Forges-les-Eaux …

La qualité des prestations musicales ne fera que s’améliorer. C’est à cette époque que Léon Clerdain va émettre le désir de quitter la société, car ses obligations au corps des sapeurs-pompiers de la ville de Herve accaparent trop de son temps et il lui est impossible de mener à bien ces deux missions. Après maintes discussions, un autre ancien en la personne d’Edouard Henrard, accepte de reprendre ce lourd héritage d’une Clique parvenue à un degré de perfection rarement atteint par des musiciens amateurs, car il faut savoir que la plupart des instrumentistes jouent exclusivement à l’oreille, aidés en cela par le chef de musique.

Emile Godard émettra également le désir d’être remplacé et c’est à Emile Lorquet qu’échouera la tâche de garder la pérennité de la partie musicale de la Clique.

Avec ce nouveau changement, le style musical va une nouvelle fois être entièrement remanié pour l’adapter aux nouveaux goûts d’un public hervien toujours friand de voir passer ce magnifique groupe de plus de cinquante membres, tous vêtus de blanc immaculé.

Durant les années 90, petit à petit, les plus anciens quittent le mouvement. La clique se décompose et les rangs se rétrécissent d’année en année.

Durant cette période, plusieurs cliquards (Frédéric Dechamps, Jean-François Vandermeulen, Grégory Salemi et Sébastien Kets) se succéderont pour remplir la tâche de Directeur de Clique et tenteront de pérenniser un mouvement en perte de vitesse.

En 2010, voyant la clique à son plus bas et craignant même la disparition complète de cette institution hervienne, quelques anciens décident, en collaboration avec des jeunes cliquards, de relancer le mouvement. Les résultats ne se font pas attendre. En moins d’un an, sous l’influence, entre autres, de Denis Baguette (chef de clique et responsable tambours) et de Guillaume Henrard (responsable clairons), c’est une toute nouvelle clique composée non seulement de nouvelles recrues mais également d’anciens cliquards ayant quitté le groupe quelques années plus tôt, qui se présente aux Herviens. Lors de la procession 2012, on comptera même 69 cliquards dans l’église et pour la traditionnelle représentation sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Au fur et à mesure des années, les effectifs se renforcent, les plus vieux morceaux réapparaissent dans le répertoire. Les sorties à l’étranger (Hautmont, Alsace) font également leur (ré)apparition dans le calendrier. Peu fier de cet engouement retrouvé, un nouveau morceau tambour, intitulé « renouveau », est également créé par Emile Lorquet.